Projet à la une : Jardin botanique de Meise
À la demande du Vlaams Energiebedrijf, nous avons contribué à rendre plus durables les installations de chauffage du Jardin botanique de Meise, de la conception à la réalisation.
Le Vlaams Energiebedrijf (VEB) est une instance du gouvernement flamand qui accompagne les services publics, les écoles, les villes et les communes dans l’amélioration de l’efficacité énergétique de leurs bâtiments. De Klerck Engineering dispose depuis de nombreuses années d’un contrat-cadre avec le VEB et a ainsi réalisé de nombreux projets, dont des projets de relighting pour De Lijn et des rénovations de chaufferies pour plusieurs villes, parmi lesquelles Courtrai.
En 2022, nous avons été sollicités pour réaliser une étude dans le cadre de la transition durable du Jardin botanique de Meise. Le chauffage des bâtiments comme des serres reposait encore entièrement sur le gaz naturel. Il existait une volonté claire de passer progressivement à une alternative plus durable et de préparer le site pour l’avenir.
Des besoins de chauffage importants
Le jardin botanique est un site aux besoins de chauffage très élevés. Des dizaines de bâtiments sont répartis sur le domaine, dont 2 grandes serres comprenant notamment des ailes spécifiques pour les plantes tropicales, qui doivent être chauffées à haute température toute l’année. Le bâtiment de chauffe, autrefois une centrale à charbon, abritait plusieurs chaudières à gaz d’une puissance totale de 14 MW et une unité de cogénération pour alimenter l’ensemble du site en chaleur. Nous avons élaboré une conception permettant de chauffer à haute comme à basse température, en tenant compte du budget et de l’infrastructure existante, et avec la possibilité de poursuivre la transition durable à terme.
Plan d’approche
Gregory Verhaeghe, chef de projet : « Comme pour chaque projet, nous avons commencé par une étude de faisabilité. Le jardin botanique souhaitait passer à un système de chauffage basé sur la géothermie. Mais notre étude a montré que ce n’était pas intéressant. Sur le site, les besoins de refroidissement sont faibles, voire inexistants, alors que les besoins de chaleur sont très élevés. En raison de ce déséquilibre, un champ de sondes géothermiques (BEO) n’était pas rentable. Nous avons élaboré plusieurs scénarios et, avec le client, nous avons finalement opté pour une combinaison de 2 pompes à chaleur air-eau de 500 kW chacune et d’une unité de cogénération supplémentaire, tout en conservant les chaudières à gaz existantes. Nous avons ainsi pu continuer à chauffer les bâtiments plus anciens avec de l’eau à haute température. »
Une combinaison optimale
La combinaison de différents systèmes exige évidemment une bonne gestion. C’est pourquoi nous avons opté pour une gestion technique centralisée (GTC) avec une régulation intelligente afin d’optimiser le coût énergétique et les émissions de CO2.
Gregory : « Les pompes à chaleur fournissent l’énergie pour le chauffage à basse température. En été et en mi-saison, cela suffit. Pendant les mois d’hiver froids, 1 serre est chauffée au gaz et une deuxième serre en partie au gaz et en partie par les pompes à chaleur. Le système de gestion détermine de manière entièrement automatique quels générateurs sont sollicités en fonction de la température extérieure, de la production propre et des prix actuels de l’électricité. Les unités de cogénération produisent à leur tour l’énergie nécessaire pour alimenter les pompes à chaleur, complétée par l’énergie solaire. »
Accompagnement lors de l’adjudication et de l’exécution
En tant que bureau d’études pluridisciplinaire, nous allons au-delà de la simple conception. Nous avons fourni au VEB un dossier d’adjudication complet, y compris des métrés détaillés. Nous avons analysé les offres reçues avec expertise et les avons évaluées quant à leur exhaustivité et leur exactitude. Enfin, nous avons attribué le marché sur la base de critères d’attribution définis au préalable. Pendant l’exécution, nous sommes également restés étroitement impliqués pour accompagner l’entrepreneur et assurer un suivi de chantier rigoureux.
Un emplacement réfléchi des équipements
Chaque projet a ses défis. Ce dossier ne faisait pas exception.
Gregory : « Un emplacement logique pour les deux pompes à chaleur semblait être à proximité ou sur le bâtiment de chauffe existant. Mais comme ce bâtiment se trouve en bordure de la parcelle, les ventilateurs risquaient, en extrayant la chaleur de l’air, de causer des nuisances sonores pour les habitations voisines. Il a donc été décidé de placer les appareils plus loin dans le domaine, dans la cour intérieure de l’une des serres. Avec comme avantage supplémentaire qu’ils ne posent pas non plus de problème visuel.
Les pompes à chaleur sont alimentées en électricité par une nouvelle cabine haute tension à proximité et sont raccordées au réseau de chaleur souterrain du site. Résultat : moins de travaux de terrassement, la réutilisation des conduites existantes et donc un coût moins élevé. »
Vous avez vous aussi un projet de transition durable ? Nous réfléchissons volontiers avec vous.